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La banque KBC condamnée pour communication trompeuse

Le 4 février 2016

La banque KBC condamnée pour communication trompeuse

En 2008, la banque émettait deux obligations. À l’inverse d’une action, autre type de placement financier, l’obligation est un placement qui – en théorie – ne présente pas le moindre risque. Quand un client achète une obligation, il prête une somme à un organisme (une banque, un pays) pour lui permettre de financer sa dette, pour investir, et reçoit, en retour, la promesse du remboursement et d’un intérêt. La Belgique, par ailleurs, en fait souvent l’usage. Quand KBC émet ces deux obligations, l’investisseur y voit donc une opportunité et décide d’en profiter… Dans sa communication, la banque laissait entendre que le produit est sûr… Dans les faits, c’est tout autre chose, c’est même un placement à haut risque. En gros, ces obligations constituaient un prêt à un groupe de pays : Grèce, Belgique, Espagne, France et Italie. Si un seul de ces pays faisait défaut, l’investisseur ne serait remboursé que de 20 %... Pour le cabinet Arnauts, représentant 150 investisseurs, « la fiche de produit [...] ne faisait pas état de la haute teneur en risque mentionnée dans le prospectus, les investisseurs pensaient à tort qu’il s’agissait d’une répartition du risque sur cinq pays. Or bien au contraire, le risque était multiplié par cinq. Et le cas s’est présenté lorsque la Grèce a demandé un report de ses échéances en 2012 ».
La communication de la banque a donc été trompeuse. La banque a donc été condamnée à rembourser 100 % de l’investissement, la prime d’émission de 1 % et les intérêts judiciaires.
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