Les rouages de la justice

L’avocat, entre le citoyen et la justice

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Un avocat : pour qui, pour quoi ?

Le 2 décembre 2015

Mots-clés associés à cet article : Conflit , Avocat , Barreau

Un avocat : pour qui, pour quoi ?

Un avocat peut être consulté par tout citoyen pour obtenir informations et conseils concernant une décision à prendre, un problème de droit à résoudre. Il écoute son client, lui explique ses droits et devoirs et cherche les renseignements utiles pour l’éclairer. S’il y a conflit entre deux parties, l’avocat de l’une peut prendre contact avec l’avocat de l’autre pour rechercher une solution de l’affaire à l’amiable, soit une solution qui conviendra aux deux parties. Il peut assister son client lors d’une médiation ou d’une conciliation.
Si le conflit aboutit à un procès, l’avocat défend son client devant le tribunal concerné en détaillant les arguments qu’il estime positifs pour celui-ci, qui plaident en sa faveur.
Suspects et victimes, tous les adversaires dans un procès peuvent être assistés par leur avocat. Devant la cour d’assises mais aussi quand il s’agit de mineurs et de personnes malades mentales, l’assistance d’un avocat est obligatoire.

Qui est l’avocat ?

Pour devenir avocat(e), il s’agit de remplir trois conditions : posséder un diplôme universitaire de juriste, être inscrit à un barreau pour y accomplir un stage de trois ans et avoir prêté serment devant la cour d’appel dont dépend l’ordre des avocats de l’arrondissement judiciaire où s’effectuera le travail.
Prêter serment signifie jurer de respecter la déontologie, autrement dit le code de conduite de sa profession. Parmi les règles à respecter : le secret professionnel, la recherche d’une solution via la médiation avant d’aboutir à un procès, la confidentialité du courrier entre avocats des parties, etc. Le non-respect de la déontologie est sanctionné par le barreau.

Un service à payer

L’avocat, à l’inverse d’un magistrat, n’est pas payé par l’État. Il n’est pas un fonctionnaire mais un indépendant. Il doit donc être payé par le client qui le consulte.
Certaines personnes n’ayant pas les moyens de payer un avocat, peuvent être aidées en s’adressant à un bureau d’aide juridique. Ceux-ci, organisés par les barreaux, sont ouverts aux citoyens dont les ressources financières sont insuffisantes, les mineurs, les détenus, les étrangers, ces derniers par exemple pour une demande de régularisation de leur séjour. Cette aide peut être une consultation à une permanence ou bien l’assistance gratuite d’un avocat. Dans ce cas, l’avocat reçoit une rémunération de l’État.

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